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Christian pelier : le message des maladies chroniques

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Christian pelier : le message des maladies chroniques

Message par admin therese le Ven 25 Jan 2013 - 16:53

http://www.n2r-christian-pelier.com/docteur-olivier-soulier-le-message-des-maladies-chroniques.php

Dr. Olivier Soulier, le message des maladies chroniques


Le message des maladies chroniques
Par le Dr. Olivier Soulier

Si les maladies ont un sens, à quoi servent donc ces maladies dites chroniques
car elles ne guérissent que très lentement, voire jamais ?
Le Dr Olivier Soulier, homéopathe et acupuncteur, nous rappelle
le rôle essentiel des croyances dans la création des maladies.



« Polyarthrite, rhumatismes chroniques, hypertension, psoriasis, spasmophilie, fibromyalgie, dépression, insomnie, Parkinson, et la fameuse sclérose en plaques. Quel est le message qu'elles nous adressent, elles qui peuvent nous accompagner une bonne partie de notre vie ?

Mais revenons un peu plus tôt dans notre vie, tout au début. Chaque être qui vient sur terre espère, et « l'espérance » est bien le mot, chacun souhaite vivre sa vie, s'épanouir, s'accomplir, être soi-même pleinement. Dans ce chemin plein d'obstacles et de difficultés l'être que nous sommes va trouver des solutions pour s'adapter et sauvegarder ses espérances d'épanouissement.
Face à une situation difficile à vivre, nous mettons en place une croyance. Par exemple : si je vis mal la séparation, je peux me dire qu'elle ne fait pas partie de la vie et que je dois tout faire pour l'éviter. Cela m'évitera la souffrance et la pensée que l'on me quitte car l'on ne m'aime pas, car je ne suis pas aimable. En pensant qu'il faut éviter la séparation à tout prix, j'obtiens immédiatement deux bénéfices. Le premier, j'évite la souffrance de la séparation, je me protège d'une crainte encore plus grande, celle de ne pas être aimé(e). Ce sont deux bonnes raisons de mettre en place cette croyance. Mais cette lunette déformante crée une déformation sur la vie. Et c'est bien là le problème. Je ne vois plus la vie comme elle est et c'est là le début de la maladie.

Ne réagissant pas en rapport avec la réalité mais avec l'idée que je m'en fais, mes réactions ne sont pas adaptées au réel et sont source de dysfonctionnement. Du dysfonctionnement on passe au symptôme, puis à la maladie. Si la crainte est la séparation, la maladie de base dans l'enfance pourra être l'eczéma, l'otite ou la bronchiolite. Et voilà la mise en place de la maladie.

Mais la nature, notre nature, a plus d'un tour dans son sac pour nous aider à affronter cette difficulté et les modalités que nous avons mises en place pour survivre et nous adapter. Ces solutions, ce sont les malaises et les maladies. Elles sont de plusieurs types et nous avons en quelque sorte plusieurs lignes de défense et d'adaptation pour redresser la situation face à l'épreuve de la réalité.


Les maladies aiguës : la première ligne d'adaptation

Les maladies aiguës traduisent la première possibilité de réaction de notre organisme.

Les maladies infantiles, et infectieuses, rhinos, otites, maladies obligatoires, etc., sont pour nous un excellent moyen d'évacuer un travers de fonctionnement qui pourrait devenir une mauvaise croyance.

Les maladies obligatoires sont les jokers fondamentaux de ces mutations. Tout parent sait, ou peut faire l'expérience, qu'une fièvre fait grandir physiquement et psychologiquement, que son enfant est devenu d'un seul coup beaucoup plus mûr et autonome après sa rougeole, et que les sautes d'humeurs affectives se sont gommées depuis la varicelle. L'organisme a appris des moyens d'adaptation et l'immunité (l'unité de « imm », c'est-à-dire soi) s'est renforcée. Dans nos codes de fonctionnement psychique, biologique et immunitaire, nous avons appris d'autres moyens d'adaptation qui nous permettent de voir la vie comme elle est, d'accepter la réalité et de passer au-dessus de la souffrance que cela représente.

Ces maladies sont connues pour éviter la survenue d'allergies, d'asthme et de maladies chroniques. Les diarrhées chroniques des enfants sont souvent un mode de refus aigu et durable d'une situation ou d'une croyance familiale. L'agitation, l'hyperkinésie et l'agressivité sont aussi des témoins d'alerte du même ordre.

Le but des maladies aiguës (première ligne) est de résoudre la désadaptation au réel et de donner à l'organisme des solutions immédiates ou rapides. Elles nous permettent de nous constituer, elles réalisent notre identité et assurent notre autonomie.


Les situations de désadaptation : la deuxième ligne

Bon an mal an, nous arrivons à l'âge adulte ou au moins à l'adolescence. Là, l'organisme va mettre en place toute une série de maladies « entre maladie et guérison » qui vont traduire un mal-être sans que cela représente des maladies graves installées. Ce sont des situations de désadaptation.

Prenons quelques exemples :

- Les allergies sont des témoins d'un conflit ancien qui n'a pas été résolu. Ce sont des modes d'accès rapides à des réactions de refus face à des situations que l'on ne peut supporter, mais dont nous n'avons pas conscience. Nous avons perdu la mémoire des faits si tant est que nous ne l'ayons jamais eue. Mais l'organisme sait bien que quelque chose ne nous convient pas. Il réagit de façon réflexe et codée. Le but des allergies est de nous faire réagir et de nous protéger d'une situation que nous ne pouvons nommer consciemment, mais qui ne nous convient pas. Une sorte de boucle courte, de réaction rapide.

- La spasmophilie correspond à la situation du manque d'amour qui s'ignore. Je manque de quelque chose, mais je ne sais pas de quoi je manque, car comment savoir que l'on manque de quelque chose que l'on ne connaît pas. Car l'amour, non pas en théorie, mais concrètement, est un vécu inconnu. La seule chose perçue est le manque.

- La fibromyalgie, la sarcoïdose, la myasthénie, sont des formes plus avancées dans des problématiques proches.

- La mononucléose se manifestera quand nous nous trouvons face à une situation où nous sommes incapables de prendre une décision de type adulte sexué. Par exemple, un choix amoureux, la décision de s'engager dans le mariage ou de décider consciemment de faire des enfants.

- La drogue sous toutes ses formes fait partie de la même phase. Je mets là bien sûr les drogues au sens classique, mais aussi toutes les addictions : alcool, tabac, chocolat, sucreries, travail, sport à tout prix, séduction, perversions, émotions fortes, politique, idéologies diverses, pensée positive forcenée... Je serais tenté de mettre dans cette catégorie les dépressions. Elles apparaissent au moment où l'organisme ne peut plus, ne sait plus, ne veut plus mettre la pression pour aller vers l'objectif auquel au fond il ne croit plus, même s'il n'en est pas conscient ou ne veut pas le reconnaître. Le mouvement s'arrête comme pour marquer le refus qu'a notre secrète connaissance d'aller plus loin, dans une voie qui n'est pas la nôtre. Période très difficile à vivre, mais surtout une extraordinaire chance de ne pas entrer dans les maladies chroniques.

- Les insomnies sont aussi des témoins qui s'allument dans notre vie. Une information que nous donne notre inconscient sur un désaccord avec nous-mêmes.

- La fatigue chronique traduit bien le fait de ne pas savoir choisir son chemin ou de ne pas être dans le juste chemin.

Il existe encore de nombreuses autres maladies qui nous permettent de nous adapter dans cette deuxième chance. Les maladies de deuxième ligne, de non-adaptation, de désadaptation permettent de continuer la quête de notre identité sans pour autant entrer dans une maladie grave.

Mais, à un moment, les possibilités faciles de guérison sont épuisées ou n'ont pu atteindre leur but et là commence la maladie chronique.


La maladie chronique : la troisième ligne... et souvent la dernière !

Les lunettes déformantes n'ont pu être enlevées et il va falloir « vivre avec », et avec toutes les conséquences que cela va produire. Survient alors la maladie chronique.

Elle exprime la difficulté rencontrée, en la somatisant pour nous aider à la ramener secondairement à la conscience. Elle nous permet de continuer à vivre, tout en nous adaptant à la difficulté. Elle se manifeste selon un code à la fois physiologique et symbolique. Elle reste présente pour nous rappeler la difficulté à résoudre. Elle nous indique la voie à suivre, comme un fil à remonter, ce que nous pouvons faire en décodant nos symptômes, pour retrouver la voie de nous-même, quand cette voie peut paraître ignorée ou perdue. Elle nous montre que l'essentiel survit toujours en nous en espérant son accomplissement. Même de façon codée. La vie n'a qu'un but : c'est de s'accomplir.

Revenons à notre exemple de peur de vivre la séparation.
- S'il y a, à la fois, désir et crainte de séparation, envie d'autonomie et peur d'être oublié(e), la maladie qui pourra s'installer pourra être le psoriasis.
- Si ce qui est craint dans la séparation, c'est la perte du contact, de la possibilité d'exprimer ses émotions et ses affections dans la possibilité d'atteindre et de caresser, alors, la zone touchée, au départ, sera la main qui caresse, puis toutes les articulations qui permettent de rejoindre l'être aimé. Ce sera une polyarthrite. Notons l'humour et la cohérence de la vie. Les rhumatologues font le diagnostic de polyarthrite par un test au latex... Le latex, c'est du caoutchouc, des élastiques. Comme si cela traduisait le désir de tenir ceux que l'on aime près de soi avec des élastiques !

Prenons un autre exemple.
J'ai été élevé(e) dans une famille où les gens ont du mal à exprimer leurs sentiments, où il est souvent plus important d'avoir le dernier mot que de montrer ses vrais sentiments, où la possession et la force l'emportent souvent sur l'expression de l'amour avec sa faiblesse et sa vulnérabilité. Tout se fait en pression, en force. Je vais finir par penser que la vie c'est cela. Car si je pensais que la vie est autre, que l'amour est autre, cela signifierait que peut-être je ne suis pas vraiment aimé(e). Cela se manifesterait aussi sûrement par une difficulté à faire passer mon message en douceur, dans une famille où tout se fait en force. Dans tous les cas, je pense que la seule solution à la vie, c'est cette manière forte de faire. C'est la croyance déformante. Dans ce cas, je risque de développer une maladie chronique qui pourra être une hypertension artérielle. J'ai besoin de mettre la pression face à la résistance à l'amour.

Envisageons enfin la situation de la sclérose en plaque ou SEP. Dans cette maladie, il n'y a pas une ou plusieurs croyances déformantes, mais c'est l'ensemble des croyances qui est en jeu.

Chaque être met en place, tout au long de son enfance et de son adolescence, tout un système de croyances qui constitue sa « vision du monde ». Quelle qu'elle soit, elle lui est propre. Elle vaut ce qu'elle vaut, mais c'est la sienne. Dans la SEP, l'être n'a pas pu mettre en place sa propre vision du monde, il a adopté celle d'un(e) autre, de sa famille, de son clan. L'être a totalement renoncé à sa propre vision du monde dans le seul but d'être aimé.

La rougeole, qui est une des maladies où l'on se réapproprie les modes de perception de la vie, est une des grandes maladies immunisantes face à la SEP. L'adolescence, qui est aussi une grande phase d'épuration, n'a pu faire pleinement son travail. Le fait est que, quand l'individu entre dans la vie adulte, il fonctionne avec un plan de vie qui n'est pas le sien. Mais, surtout, et c'est la clé de la SEP : il ne le sait pas. Il est convaincu que ce mode de fonctionnement est le sien, il l'a totalement intégré comme si c'était le sien. Il a perdu la mémoire de son propre désir.

Lors de la mise en route du système, face à cette inadaptation, les fusibles sautent, les gaines des câbles grillent et c'est le début de la SEP. La maladie s'autovérouille assez rapidement dans la non-compréhension de sa cause et l'être, en appliquant une notice qui n'est pas la sienne, fait sauter un par un tous ses fusibles jusqu'à rendre les dégâts irréversibles.

S'il est donné de pouvoir prendre conscience de son propre plan de vie, la SEP, surtout au début, peut, contrairement aux idées préconçues, se guérir assez facilement. La paralysie de la SEP traduit le refus profond de fonctionner comme cela. Elle est la seule mémoire restante de ce que l'on a oublié. Le seul moyen de dire : « non je ne suis pas ça ». La dernière et terrible sagesse. Elle donne un message de guérison très clair : ose être toi-même !

Voilà la fin de ce petit tour des maladies chroniques. Ou comment ce qui est en nous s'adapte aux difficultés de la vie, au travers des croyances et des obstacles. La maladie cherche à nous guérir de ce que nous ne sommes pas pour nous aider à être ce que nous sommes. Car toujours l'essentiel survit en espérant son accomplissement.



Dr. Olivier Soulier, Article extrait du mensuel biocontact n°114. Homéopathe et acupuncteur, maître praticien et thérapeute en PNL, maître praticien en hypnose ericksonienne. Il travaille depuis 15 ans sur la compréhension du sens et du fonctionnement des maladies. Son approche intègre cette compréhension dans les niveaux biologique, physiologique, psychologique et symbolique.


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