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Déprime saisonnière ? fatigue

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Déprime saisonnière ? fatigue

Message par admin therese le Jeu 21 Aoû 2014 - 8:31

http://www.alternativesante.fr/depression/deprime-saisonnierene-vous-laissez-pas-emporter



Elle s'empare de nous dès que le soleil décline. La déprime saisonnière nous atteint tous et c'est normal. Certains y sont peu sensibles et ressentent seulement de la fatigue, d'autres sombrent provisoirement dans la grisaille, mais pour quelques uns cette déprime sera peut-être le pas décisif vers la dépression. Alors pourquoi devrions-nous nous résigner à cette hibernation des sens et de la joie de vivre ?
Quels sont les signes qui doivent vous alerter ?


Dernière édition par admin therese le Dim 9 Oct 2016 - 10:29, édité 1 fois

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Re: Déprime saisonnière ? fatigue

Message par esperance le Jeu 21 Aoû 2014 - 13:09

Bonjour Thérèse, tu as raison de le signaler, le soleil est un élément indispensable à l'équilibre nerveux.
Moi j'avais acheté une lampe de luminothérapie (d'ailleurs elle est à vendre), mais c'était du temps où je ne sortais plus du tout.
J'ai trouvé la parade à ce petit jeu que veut me faire faire mon cerveau: un bon ciré, des bottes et des chaussures de randonnée et hop, on sort même sous la pluie, dans la boue, il faut dire que le fait d'avoir un chien aide beaucoup.
Ma vitamine D est remontée.
Une autre parade consiste à pratiquer un sport en extérieur; jogging (je peux en refaire :-), natation, marche, vélo, ...
Encore une parade: sorties nocturnes, eh oui, elles me font oublier la grisaille de la journée,pour ma part je vais à un pub irlandais quand il y a un bon concert; je m'en sors avec 3€ pour un jus de fraise et la musique me rend ma bonne humeur.
Une autre idée, sourire aux gens, même si je ne les connais pas, faire preuve d'extrême courtoisie au volant.
A éviter totalement la lumière trop forte le soir avant d'aller se coucher, alors je diminue progressivement la lumière de ma lampe halogène ainsi que la luminosité de mon ordinateur.
Le matin, réveil avec un simulateur d'aube,moins stressant qu'un bruit et apparition progressive de la lumière dans le cerveau.
Bises
Sylvie

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Re: Déprime saisonnière ? fatigue

Message par bigdil le Lun 25 Aoû 2014 - 17:34

Merci Therese pour le liens et Sylvie pour les conseils Wink
Bises
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P.S : Therese , des nouvelles ce midi d'un ami a moi limougeaud exilé a coté de Pau , seby , en plein millieu des champs de maïs, tu connais ? ............. il me propose une visite , qui bien entendu ne seras pas dans l'immediat mais certainement l'ete prochain ...... si Dieu nous prete vie jusque là !
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Dépression

Message par admin therese le Sam 30 Aoû 2014 - 9:51

http://www.alternativesante.fr/depression/depression-a-quoi-bon-vous-donner-des-conseils#.U3uKzXY0-E8



En France, en ce moment même, quelque 5 millions de personnes sont touchées par la dépression... Désemparés et fragiles, les dépressifs attirent la compassion de leurs proches, chacun y va de son bon conseil. Des centaines de conseils fusent de toutes parts, mais lorsque l'on est dépressif, on n'entend rien. On ne peut pas vraiment se mettre à la place d'un dépressif mais je vais le faire pour tenter de démontrer l'absurdité de la plupart des solutions censées vous sortir de la dépression.
Un jour, ça m'est tombé dessus, sans prévenir

Cela peut venir progressivement mais chez moi c'est arrivé comme ça, brutalement : un beau jour (un mauvais !), je me suis réveillé fatigué. Horriblement fatigué. J'étais éveillé, mais en mode arrêt total. Comme paralysé. Des pensées négatives plein la tête. Depuis, elles m'envahissent et ne me laissent aucun répit : je les rumine, les ressasse, l'une appelant l'autre et ainsi de suite, en boucle.

Mon monde est gris. Moi d'ordinaire si volontaire et enthousiaste, j'ai basculé dans la prostration. Ma tristesse est insensible à tout. Mon chez moi, toujours joyeux et coloré, m'apparaît gris, usé. Je vis dans une gangue de désespoir dont même le sommeil, peuplé de cauchemars, ne m'extirpe pas.

Quoi qu'il se passe autour de moi, rien n'adoucit cette tristesse qui m'étouffe. L'oppression est si forte qu'elle me donne des envies de pleurer. Je n'y comprend rien, je pleure sans prévenir devant les enfants, au travail, dans le bus ou le métro. La culpabilité m'accable, je suis coupable de m'effondrer, de ne pas assurer le quotidien, de ne plus être un parent attentif?

Je ne ressens plus d'amour à l'égard de ceux que j'aime. Responsable de tout ce qui va mal, dégoûté de moi-même : « Je ne vaux plus rien? je suis bon à rien? nul? minable? ». J'ai comme un cancer de l'âme. Si vous êtes en dépression profonde, alors comme moi vous êtes indifférent à tout ce qu'on peut vous raconter.
L'urgence justifie tout, même la pire des solutions

Michel Dogna vous dirait que la solution de la camisole chimique est la voie du diable qui vous mènera vers une mort lente. A la longue, c'est sûr, il a parfaitement raison. Mais dans l'immédiat, si vous êtes vraiment au bord de vous débarrasser de cette souffrance en vous débarrassant de vous-même, je vous conseille de vous arranger avec le diable car seul un traitement d'urgence peut vous sauver.

La mélancolie est un mot aujourd'hui banalisé. Mais c'est une urgence médicale qui demande les premiers secours. Et en médecine d'urgence rien ne vaut l'allopathie. Ici, comme devant un infarctus ou un AVC, aucun mantra, aucune plante, aucun complément alimentaire n'agira assez vite pour vous sauver. En cas de mélancolie sévère, seule la mise sous sédatifs évitera que vous ne passiez à l'acte. Vous aurez tout le temps de vous en défaire plus tard...
Consulter un psy ? Aurez-vous le courage ? Non !

Quand on est mal, les trois-quarts du temps on va voir son généraliste qui n'a pas étudié ces pathologies comme le psychiatre, qui ne va pas forcément engager un vrai dialogue et qui ne sera pas en mesure de faire le bon diagnostic.

Dépression sévère, modérée ou légère ? Simple déprime ? Anxiété ou stress passager ? Pour le généraliste c'est du pareil au même : il n'hésitera pas à vous prescrire des anxiolytiques et un antidépresseur. Et si ce n'est pas justifié (ce qui est le plus souvent le cas), si vous n'êtes pas au bord du précipice, cela vous fera plonger dans un profond déséquilibre psychique que la prise de psychotropes au long cours entretiendra.

Non, le diagnostic de la dépression demande de l'expérience, du doigté, de la finesse, le sens de l'humain et de l'échange. Ce pourquoi le défunt Pr Edouard Zarifian, psychiatre et auteur de livres forts (« Les jardiniers de la folie », « La force de guérir »...), a toujours milité. Ce thérapeute très sensible à la souffrance d'autrui fut l'un des premiers à dénoncer la médicalisation outrancière de la dépression et la sur-prescription de psychotropes.

Tous les psychiatres ne sont pas des Zarifian mais la plupart sont au moins en mesure de vous dire ce qui vous arrive vraiment et dans un premier temps c'est le plus important. Mais je pense que vous n'irez pas voir le psy, c'est une décision qui se prend plus tard, quand on voit que la dépression ne passe pas et qu'elle résulte d'un noeud profondément enfoui. Quand on est dépressif, on a juste envie de silence te d'isolement. Alors le psy, tout le monde vous en parle, mais vous n'irez pas.
Je ne vous dirai pas ce que tout le monde vous répète

A mon chevet, un copain m'a dit « Secoue-toi », ma femme « Fais un effort » et ma mère « Prends sur toi »... Tout ce que je ne peux pas entendre. Moi j'aurais aimé entendre : « Tu sais que je suis là... », « Fais ce que tu peux, demain tu verras », « Écoute c'est dur mais je suis de tout c?ur avec toi », « Il faut que tu te soignes, c'est tout », « Qu'est-ce que c'est chiant les gens qui vont toujours bien »...

Tant que l'on n'a pas vécu soi-même une perte de contrôle de son fonctionnement psychique, on vit dans l'illusion de toute puissance à son égard, et l'on pense que son mari, sa petite amie ou son fils qui « se traîne » pourrait faire un effort au moins pour sortir du lit, se laver, s'habiller.

Mais attendre cela d'une personne en dépression c'est comme demander à un homme paraplégique qu'il se lève de son fauteuil et se mette à marcher !!! D'autres m'ont conseillé de voir du monde, de faire du sport, du yoga, des promenades dans la nature, de méditer...

La dépression est une maladie qui crée ou recrée les pensées les plus sombres qu'on puisse imaginer. Alors on se dit qu'il faut se changer les idées. Mais c'est sans compter qu'elle s'accompagne d'une fatigue physique qui ne cède pas au repos ou après une nuit de sommeil (courte vu les insomnies de seconde partie de nuit symptomatiques). Du coup, votre pensée ralentit et vos mouvements aussi. Vous êtes épuisé d'être épuisé, incapable d'agir. Vous avez honte et vous ne supportez ni vous-même ni les autres. Alors forcément, ce genre de conseils...

Je me suis aussi entendu dire : « Après la pluie le beau temps » ou « T'inquiètes, la roue tourne ! ». Vous êtes là, au milieu de rien, rongé par l'angoisse et on vous demande de recourir à ce que vous avez perdu : l'espoir. Et dans ce néant poisseux, de bonnes âmes vont jusqu'à vous conseiller des exercices de pensées positives ou la lecture d'un bon vieux Eckhart Tolle. Si elles savaient...

On vous dit même que la dépression est une crise de croissance, une chance de grandir (Waouh) et il y a même un bouquin qui vous explique « Comment réussir une dépression » (pendez vous au téléphone plutôt qu'au plafond, etc.)...

D'autres vous expliquent que si vous êtes déprimé, c'est que vous êtes une personne formidable : généreuse (une corrélation a été établie entre la dépression et la capacité à éprouver de la peine pour autrui), intelligente (plus lucide que les autres), spirituelle (une étude vient de conclure que plus on est spirituel ou religieux, plus on risque la dépression). Ça me fait une belle jambe et si c'est vraiment le cas je suis bien nul d'en être arrivé là. J'aurais préféré être un gros c.. !

Et comme c'est la mode, on va vous dire de manger ceci ou cela pour remettre en place vos neurotransmetteurs. De consommer, comme je l'ai lu sur une newsletter reçue dans ma boîte mail, des germes de blé, des petits pois, des volailles bio, des lentilles... Vous mitonner des petits plats ? Un comble quand vous n'êtes en mesure d'avaler qu'une pizza vite réchauffée ou un cassoulet en boîte devant la télé, avec quelques sucreries, histoire de vous abrutir... Et de faire passer tout ça avec une bouteille bien sûr.

Là les copains vous aideront encore. L'alcool est l'antidépresseur le mieux partagé mais se saouler, c'est s'exposer à la gueule de bois... qui arrive toujours.
Le seul geste envisageable, prendre une pilule

Cessons de nous raconter des histoires et revenons à la réalité. Par définition, une personne dépressive n'est pas en mesure d'entendre le 10ème de ce que vous lui dites. Et elle ne fera pas le quart de ce 10ème. Alors quitte à faire le minimum du minimum pour s'en sortir, autant faire le bon geste : avaler une pilule. Cela ne demande aucun effort et c'est bien parce que c'est si simple que l'on a réussi à mettre un maximum de gens sous psychotropes.

On le répète assez : la France est championne du monde de la consommation de psychotropes par tête d'habitant avec 11 millions de consommateurs réguliers d'antidépresseurs et d'anxiolytiques. La « pilule rose » s'est imposée comme la panacée.

On sait pourtant que 89% des dépressifs ne tirent pas un avantage cliniquement significatif des antidépresseurs qu'on leur prescrit (ces molécules ne sont efficaces que pour les cas les plus sévères) et que ceux-ci, induisent de lourds effets secondaires et de graves symptômes de sevrage. Au final, ils augmentent le risque de rechute après guérison.

Alors si la pilule est la seule solution envisageable, mieux vaut recourir à quelques actifs végétaux aussi efficients que la chimie de synthèse et bien moins nocifs. Pour une dépression légère ou modérée, il existe de très bons « antidépresseurs » naturels, millepertuis et safran en tête, des hypnotiques et des calmants du système nerveux tout aussi efficaces.
Le « Chasse Diable », mieux que le Prozac

Le fait que la médecine continue d'ignorer superbement les solutions de la phytothérapie n'est pas étranger à notre record de consommation de psychotropes. En Angleterre et en Allemagne par exemple, 60% des dépressions sont traitées par des remèdes naturels.

Outre-Rhin, nombre de médecins prescrivent depuis longtemps du millepertuis. Plante solaire, le millepertuis panse bien des blessures, y compris celles de l'âme et des nerfs.

C'est au Moyen-âge qu'apparaissent les premières utilisations dans cette indication d'antidépresseur. À cette époque les doctes savants l'appelaient « Fuga daemonium », Chasse Diable : ils lui attribuaient le pouvoir d'éloigner les esprits diaboliques (dépression et mélancolie étaient vues comme des formes de possession diabolique). Il faudra pourtant plusieurs siècles pour que la médecine moderne s'intéresse à cette propriété identifiée à travers deux principes actifs, l'hyperforine et l'hypéricine.

En Allemagne, la plante est officiellement reconnue depuis 1988 comme un antidépresseur efficace. On compte par dizaines les études qui, depuis, ont confirmé cet usage. L'une d'elles, menée en 2005, révèle que le millepertuis est plus efficace sur le long terme que n'importe quel autre antidépresseur.

Lorsqu'il s'agit d'un premier traitement notamment, le millepertuis modifie favorablement l'humeur en 2 à 3 semaines chez plus de 80% des malades. Et il convient aussi bien aux dépressions saisonnières de l'automne et de l'hiver qu'aux dépressions plus sérieuses.

Le millepertuis présente un avantage certain sur ses concurrents synthétiques : il est inoffensif (on ne recense que quelques effets indésirables bénins). On le déconseille seulement aux femmes enceintes, aux personnes bipolaires et avant une opération (il peut diminuer les effets de l'anesthésiant). Et contrairement à ce qu'on nous rabâche, son action photosensibilisante n'est pas un obstacle. Il faudrait en manger en quantité et vous ne risquez rien aux doses recommandées sur un extrait standardisé.

Pour une dépression moyenne, on prendra ainsi 1 gélule de millepertuis à chacun des repas soit 500 mg par jour. Par contre, compte-tenu des interactions qu'il peut générer avec certains médicaments, il est prudent de ne prendre du millepertuis que si l'on ne suit pas d'autres traitements ou alors de s'informer avant. Et si l'on prend déjà un antidépresseur, compte-tenu du risque de syndrome sérotoninergique, mieux vaut opter pour la solution suivante.
« Or rouge » contre idées noires

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

« L'or rouge » est connu comme épice, colorant et plante médicinale depuis l'Antiquité, mais s'il agit sur bien des maux, seuls les Perses avaient remarqué qu'il apportait de la gaieté et son intérêt comme antidépresseur n'a été découvert en Occident que récemment. Des essais cliniques contre placebo ont confirmé cette vertu.

Dans d'autres essais, dans lesquels on a comparé ses effets à ceux de la fluoxétine (la molécule du Prozac), l'épice s'est révélée aussi efficace que le médicament sans provoquer aucun effet indésirable.

Le safran booste le moral (c'est un tonique) : c'est surtout un désinhibiteur qui apporte un vrai soutien en cas de mal vivre et dont l'action apparaît plus rapidement qu'avec des molécules de synthèse. Avec le safran, on peut traiter des patients qui présentent un échappement aux effets des molécules modernes (jusqu'à 60% des cas à 3 mois de traitement).

Le safranal serait, pour certains, le principe actif le plus intéressant dans la dépression mais les études de référence ont toujours utilisé l'extrait complet de safran. Mieux vaut donc utiliser le totum de la plante avec tous ses composants (safranal, crocine, picocrocine, mangocrocine...).

On trouve maintenant de nombreux produits à base de safran. Mais la plupart de ces produits, en raison du prix faramineux de l'épice, affichent une concentration insuffisante pour provoquer un quelconque effet.

Parmi les valeurs sûres, Safran'Aroma renferme une concentration maximale de safran (6%, d'origine iranienne) sous la forme d'un extrait hydro-alcoolique mélangé à de l'huile de périlla végétale qui a été choisie pour sa richesse en oméga 3.

Une récente étude menée par des chercheurs de l'INRA confirme d'ailleurs l'importance de ces acides gras essentiels dans la lutte contre la dépression. L'acide alphalinolénique (présent à 65% dans la périlla utilisée ici) stimule entre autres les récepteurs de la sérotonine.

Dans les cas de dépression légère à modérée, il suffit d'avaler 2 à 3 capsules par jour de safran avant le dîner (si vous dormez très mal) ou le matin (si vos jours sont plus durs que vos nuits). Aucune interaction n'étant signalée, le safran est également la plante de choix pour aider au sevrage des antidépresseurs habituels.
Le SAMe, allié naturel du millepertuis ou du safran

Personne ou presque ne connaît la méthylation. Or ce processus physiologique vital joue un rôle clé dans la dépression. Comme l'oxydation ou le stress oxydatif désormais bien connus (on prend tous des antioxydants), la méthylation est un processus biochimique complexe (il donne lieu au transfert d'un groupe méthyl d'une molécule à une autre molécule) et pour tout dire peu passionnant à décrire.

Mais on aurait tort de l'ignorer car la méthylation est un peu à notre organisme ce que la bougie d'allumage est à notre voiture : c'est la toute première étincelle qui permet de donner lieu à plus d'une centaine de réactions biochimiques au sein de notre organisme. Sans elle, tout s'arrête ou plutôt rien ne démarre.

Notre activité cérébrale n'échappe pas à ce processus. Comme pour l'oxydation, il est difficile de mesurer la capacité de méthylation d'un individu. Mais comme on devient vulnérable au stress oxydatif avec l'âge, on peut devenir méthylo-épuisé avec l'âge aussi. Cela se traduit par des maladies et la dépression en est une, fréquemment observée lors d'une sous-méthylation.

Le SAMe (prononcez à l'anglaise « samy ») ou S-adenosylmethionine, molécule fabriquée dans notre corps est la principale substance de méthylation. L'alcool l'épuise (je vous l'avais dit, c'est pas la solution) de même que le manque de vitamines B6, B12 et d'acide folique (B9).

Or le SAMe existe en complément alimentaire d'origine naturelle (il est obtenu à partir d'une levure, Saccharomyces cerevisiae, aussi appelée levure de bière). De nombreuses études cliniques ont démontré l'efficacité ce produit (très utilisé aux USA) pour traiter la dépression même sévère, y compris chez des patients qui n'avaient pas obtenu de résultats avec des antidépresseurs classiques.

Ces études ont aussi permis d'expliquer le mode d'action du SAMe qui permet d'augmenter les niveaux de neurotransmetteurs comme la noradrénaline (stimulant naturel), la dopamine (responsable du sentiment de bien-être) et la sérotonine (calmant naturel). Le dosage recommandé est de 400 à 800 mg par jour.

L'amélioration des symptômes intervient normalement en moins de 15 jours. Le SAMe est un traitement de terrain idéal en complément d'un traitement au millepertuis ou au safran. Compte-tenu de son mode d'action, il est important de poursuivre la cure jusqu'à obtenir une amélioration complète (il n'y a aucun risque d'accoutumance, ni aucun effet secondaire).
Le protocole de sevrage pour vous débarrasser des psychotropes

Vous étiez trop malade et on vous a mis sous antidépresseur, sous Lexomil, Tranxène et compagnie ? Le pire est passé ? Voici un protocole de sevrage qui a fait ses preuves. Je l'ai emprunté à mon ami naturopathe et aromathérapeute Sylvain Bodiot (bien connu des auditeurs de Radio Médecine Douce), qui vous indiquera si vous le souhaitez des formules d'huiles essentielles à utiliser, en complément (voir son site ici):

Antidépresseurs Avec l'avis de votre médecin, prenez 2 capsules de safran en même temps que l'antidépresseur. Au bout de 21 jours, diminuez l'antidépresseur d'un quart de dose tous les 15 jours tout en continuant le safran. Le millepertuis revient moins cher mais il ne convient pas ici compte-tenu du risque d'interactions : vous pourrez cependant le substituer au safran, si vous voulez, 2 mois après l'arrêt de l'antidépresseur. Prenez alors 6 capsules par jour.

Anxiolytiques Attention surtout au sevrage des anxiolytiques dont les effets sont plus pervers à court terme que ceux des antidépresseurs (plus dangereux sur la durée).

Voici 3 produits intéressants à prendre en synergie pour compenser l'abandon progressif des calmants. On les trouve en pharmacie :

- L72 : prendre 50 gouttes par jour pendant 1 mois. La dizaine de plantes qui contribuent à cette formule homéopathique (dont la valériane et l'avoine, deux grands hypnotiques) en font une valeur sûre. C'est en plus un produit peu onéreux, validé par des études cliniques qui l'ont comparé avec succès aux anxiolytiques classiques.

- Poconéol n°2 (régulateur du système nerveux) et Poconéol n°43 (pour les états dépressifs) forment un duo parfait en soutien. La dose préconisée est de 15 gouttes 2 fois par jour dans un peu d'eau, mais on peut si nécessaire la doubler sans risque (30 gouttes 2 fois par jour). Chacun de ses Poconéol contient 3 ou 4 plantes amazoniennes sédatives en 5 CH. Inoffensif et efficace, et là aussi pour 3 francs 6 sous.

Durant ces semaines de transition, la prise complémentaire de SAMe est aussi intéressante pour rééquilibrer le terrain. Mais pour autant, n'oubliez pas le plus important : aucun remède ne peut résoudre une dépression !

La guérison ne viendra que d'une décision énergique, d'un travail personnel, et d'un profond changement de votre part. Les remèdes naturels apportent simplement un soulagement, une accalmie.

C'est seulement à partir de là, au fur et à mesure que vous sortirez de l'ornière, que tous les bons conseils de vos proches, bien inutiles jusqu'alors, commenceront à prendre du sens...
Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com
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Vos commentaires

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Mick Le 06/05/2014 10:05

Ça doit être le premier article qui, à ma connaissance, exprime vraiment ce que l'on peut ressentir en étant dépressif / mélancolique.
À montrer à toutes les personnes qui veulent aider, mais qui ne savent pas ce que c'est...
"Bouge-toi", "prends sur toi"... Dans ces moments la seule chose qu'on peut avoir envie de bouger, c'est son c.. pour se jeter par une fenêtre, et la seule chose qu'on veut prendre sur soit, c'est un camion lancé à pleine vitesse.
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martin Le 20/02/2014 18:09

Bonjour je ne suis pas trop pour les médicament chimique sa nous ruine la Santer je suis pour les plante homéopathie fleur de Bach acuponcture méditation yoga mais un moment de la vie on na pas le choie de prendre ses médicament ma 7 e dépression elle ne ma pas arranger cote santé 4 ans de dépression avec des envie de suicide 2 fois clinique spychatrique 3fois plusieurs psy avec des surdosage de médicament tout sa pour vous dire que je me suis toujours sortie les médicament aide un peu m'est si vous ne m'ete pas du votre sa sera plus long aubout de 4ans il se son rendu conte que n'était bipolaire une sale maladie qu'on soigne pour stabiliser mais on en guérie pas qui avec sa problème de tyrohide et diabète aujourd'hui je prend du thé réalité pour ma bipolarite
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Dominique D Le 22/10/2013 21:52

Votre description de la dépression est hallucinante de vérité !
Je voudrais crier à la face du monde qu'IL N'Y A PAS PLUS VOLONTAIRE QU'UN DÉPRESSIF ! Car continuer à s'occuper des enfants et des tâches ménagères, faire les courses accroché à son caddy pour tenir debout, c'est comme soulever une montagne chaque fois.
En ce qui concerne les médicaments, cela dépend : le premier ne m'a pas du tout aidée, le second m'a vraiment sortie de l'ornière.
Ce qui a été décisif, c'est que je connaissais la raison de ma dépression et lorsque j'ai pu y remédier, elle s'est envolée (presque) aussi vite qu'elle était arrivée. Elle a quand même duré 2 ou 3 ans.
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ANGELIQUE Le 04/10/2013 14:33

Bonjour,
j'ai lu attentivement votre article sur la dépression. J'ai pu constater que le millepertuis était en effet très actif et efficace pour cette pathologie. J'ai cependant découvert un complément alimentaire naturel encore plus efficace, à base de Garum Armoricum. Le connaissez-vous? Ceux à qui j'en ai parlé et qui l'ont essayé ont approuvé mon conseil (même mon médecin traitant, généraliste!)
Sans faire de publicité, tant que ça peut contribuer aussi à aider des gens, je tenais à vous en faire part.
Merci de vos montagnes d'informations et continuez à nous ouvrir les yeux...
Avatar
syled Le 06/01/2014 13:29

ANGELIQUE merci beaucoup pour cette belle information !
elle nous est très utile et c'est très gentil de nous la partager !
bien fraternellement pour une belle est merveilleuse année 2014 dans la joie et la belle santé !
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sylvie Le 04/10/2013 13:43

Enfin un article lucide et intelligent en regard de cette pathologie avec un protocole de prise en charge sérieux ...vraiment , ca fais du bien !
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Karine mélone Le 04/10/2013 09:18

Bonjour,je suis socio-esthéticienne et je voulais apporter ma petite pierre à l'édifice.Mon métier consiste à revaloriser l'image et l'estime de soi chez des personnes fragilisées par la maladie,de grandes difficultés sociales et l'incarcération.Tout cela par l'intermédiaire du toucher intérieur et extérieur.Intervenir auprès des personnes en dépression participe en douceur et tout en écoute sans jugement,à un mieux-être et à une prise en charge globale de la personne.
La socio-esthétique peut être un bon complément avec ce que vous proposez.
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syled Le 06/01/2014 13:35

bonjour ! karine merci bcp pour cet belle info nouveau métier q j n connaissais et ki à l'air bien intéressant !
en trouve-t-on dans toute la france ???
belle prospérité !
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Rose Le 04/10/2013 08:21

J'ai une dépression "moyenne", et quand j'ai regardé le prix du S.A.M.E et des capsules de safran j'ai cru défaillir. Je n'ai même pas les moyens d'acheter ces trucs ( surtout quand on voir combien il faut en prendre par jour), et je ne pense pas être la seule. Et dans mon cas le millepertuis m'avait malheureusement pas aidée, (mais c'est abordable c'est sûr) je pense que ça aide plus les dépressions ou déprimes (très) légères.

Donc c'est gentil de penser à partager cela, bien sûr, mais bon tout le monde n'a pas le même niveau de vie, faudrait penser à ceux qui ne peuvent pas s'acheter ces trucs.

J'utilise du HTP (acheté sur amazon uk moins cher), c'est issu d'une plante qu'ils disent. Enfin bref ça me calme et c'est abordable. Et je n'ai pas d'effets secondaires. Et aussi de l'euphytose (c'est à base de plantes), ça me calme aussi un peu, et ça dure longtemps.
J'ai lâché les antidépresseurs il y a plusieurs années, ça me rendait encore plus apathique.

Donc bon courage aux gens qui traversent aussi cela, j'espère que vous irez mieux pour de bon un jour.
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Alexandre Imbert Le 07/10/2013 10:07

Le HTP en question ressemble beaucoup à un extrait de la graine du Griffonia Simplicifolia (5 HTP). C'est en effet un bon remède contre la dépression, mais mieux vaut s'assurer de son origine naturelle
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isabulle Le 03/10/2013 22:42

Bonjour,
Par expérience , je ne m'en suis sortie non pas avec des substances chimiques , qui n'ont fait qu’aggraver mon état dépressif , ni avec des plantes qui ne m'ont été que d'un effet placebo éphémère , mais avec le temps et le cheminement personnel , il me semble que la dépression est une transition entre une vie non réfléchie et une prise de conscience , elle survient suite à un traumatisme , il faut du temps , en attendant je crois que ce qui aide c'est l'acceptation de cet état de mélancolie , essayer de se faire plaisir , faire preuve d'indulgence envers soi-même , la culpabilité est le sentiment le plus destructeur qui soit .
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Régine Coullioud Le 03/01/2014 09:20

Oui à Isabulle, la dépression est l'expression de la nécessité d'un changement ou d'une remise en cause, cela demande beaucoup de temps et de travail sur soi.
Il est important de s'aider avec des médicaments le temps d'accepter sa dépression, mais seul le questionnement, l'introspection et la compréhension de soi permet de s'en guérir complètement. Et c'est extrêmement long.

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Re: Déprime saisonnière ? fatigue

Message par admin therese le Dim 9 Oct 2016 - 10:27


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Re: Déprime saisonnière ? fatigue

Message par esperance le Lun 31 Oct 2016 - 19:04

http://ici.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2016/10/30/001-depression-saisonniere-luminotherapie-automne



Chaque année, le retour de l'automne et de l'hiver est, pour plusieurs, une épreuve difficile. D'ailleurs, 18 % de la population souffrirait de dépression saisonnière. Heureusement, il existe différents moyens de mettre un peu de soleil dans ses journées.
Un texte de Mélissa ParadisTwitterCourriel

Le corps humain carbure à la lumière naturelle, mais quand viennent l'automne et l'hiver, il est parfois difficile de faire le plein.

La luminothérapie peut s'avérer intéressante pour chasser fatigue et humeur maussade. L'exposition régulière à une source de lumière imitant celle du soleil permet de revigorer l'esprit.

« La lampe seule ne sera peut-être pas suffisante dans tous les cas, mais ça peut être une option », soutient la pharmacienne Julie Grenier.

L'exercice est aussi une manière intéressante de lutter contre la dépression saisonnière. Il permet de retrouver son énergie, que ce soit en salle d'entraînement ou à l'extérieur.

« Aller à l'extérieur, entrer en action, bouger, utiliser nos hormones de stress pour s'activer... Là, on va avoir un effet positif: libération d'adrénaline, d'endorphine, qui vont avoir un effet sur la bonne humeur. Les heures de dîner, les pauses, ce sont des moments opportuns pour ça », affirme la kinésiologue Julie Desgagné.

Par ailleurs, les suppléments de vitamine D ne seraient pas nécessairement la meilleure solution pour combler le manque de lumière.

« On n'a peut-être pas non plus beaucoup de recul face au traitement de la dépression saisonnière en particulier. Quelqu'un qui voudrait vraiment l'essayer, c'est toujours de vérifier avec nous, les pharmaciens, pour qu'on puisse voir si ça va bien avec leur médication ou leurs problèmes de santé », indique Julie Grenier.

Mieux vaut adopter une saine alimentation pour vaincre la grisaille automnale. Il n'existe pas de recette miracle, mais la combinaison de certains trucs saura certainement égayer vos journées.

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Re: Déprime saisonnière ? fatigue

Message par toutoune le Lun 31 Oct 2016 - 19:32

bonsoir sylvie
et merci pour ce sujet
je pense qu'en ce moment nous souffrons tous de déprime due au changement de saison cela se cumul avec la déprime iatrogène et nous met à mal
ce que je peux dire est que la lumino marche trés bien par contre il faut etre régulier
et l'association du sport du grand air et de l'alimentation sont une combinaison parfaite
nous devons nous y astreindre pour dépasser cet état bien douloureux qui nous mine
en rentrant sur paris je vais m'y remettre
bise
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