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Phagothérapie

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Phagothérapie

Message par admin therese le Lun 21 Nov 2016 - 7:58

Phagothérapie : quand les virus guérissent...
L’IPSN est allé à la découverte d’une science étonnante et pourtant très ancienne, capable de détrôner les antibiotiques et de redonner espoir à de nombreux malades, dont ceux touchés par Lyme ! Alain Dublanchet, expert mondialement reconnu, nous introduit dans les arcanes de ce fascinant sujet.

Des virus pour combattre des bactéries
Pratique pourtant ancienne, abandonnée par la science moderne, l’utilisation des phages était une thérapie très efficace avant que n’apparaissent les antibiotiques. Que sont-ils ?

Les phages sont des virus naturels capables de détruire les bactéries (chaque virus a une action sur une bactérie spécifique). Découverts tout d’abord par Frederick W. Twort à Londres en 1915, observés de nouveau par Félix d’Hérelle en 1917 puis isolés par ce dernier, ces virus « mangeurs » de bactéries révèlent dès cette époque leurs premières applications thérapeutiques dans le traitement d’infections diverses et connaissent leurs premiers succès au tout début des années 1920.

La phagothérapie est l’utilisation de ces virus appelés aussi bactériophages pour traiter des infections bactériennes. En effet, les phages ont la particularité d’infecter les bactéries qu’ils ciblent de façon spécifique, et même de les détruire sans endommager les cellules humaines, animales ou végétales.

Alain Dublanchet, médecin biologiste français, spécialiste de la phagothérapie, mène depuis une dizaine d’années ses recherches avec différents instituts, notamment l’Institut Pasteur. Nous redécouvrons grâce à lui ce que la médecine a oublié : un remède fiable et sans danger.

Actuellement, la médecine recense environ 6000 phages, chacun associé à une seule bactérie. Les phages sont donc un mode de thérapie bien connu, mais en France, personne n’en parle !

Mais d’autres pays, comme la Russie ou la Géorgie où le Dr Dublanchet a mené la majeure partie de ses recherches, utilisent encore les phages. Là-bas, on les trouve même aussi couramment en pharmacie que nos chers antibiotiques.

Antibiotiques : quand les soins tuent !
Si les antibiotiques ont représenté jusqu’ici une solution inégalable pour traiter toutes sortes d’infections plus ou moins graves, la médecine actuelle se trouve confrontée à un problème effrayant : les bactéries sont de plus en plus résistantes à ces traitements, plongeant ainsi le corps médical dans une impasse thérapeutique.

Comme nous l’explique Alain Dublanchet dans son livre « Des virus pour combattre les infections », cette résistance aux antibiotiques fut pourtant constatée dès la mise sur le marché de la pénicilline. Par la suite, les échecs répétés de ces thérapies n’ont pas été remis en question par la science moderne qui s’est obstinée à rechercher de nouvelles molécules avec une confiance aveugle en l’efficacité des antibiotiques. La machine infernale est donc lancée, donnant naissance à de redoutables effets rebond supplémentaires. L’ironie du sort veut que nous assistions peu à peu à l’apparition d’infections à bactéries multirésistantes directement liées aux soins ! Les fameuses infections nosocomiales.

Il s’agit d’infections consécutives à des soins reçus en milieu hospitalier, apparaissant généralement 48 heures après l’admission du patient. Du fait de la vulnérabilité propre aux malades, l’exposition à des bactéries résistantes représente un grand risque, pouvant provoquer des infections difficiles, voire impossibles à traiter. Depuis quelques années, elles représentent non seulement une cause de plus en plus importante de décès, mais, surtout, la proportion d’infections dues à des bactéries résistantes croît de façon inquiétante.

Il devient donc urgent aujourd’hui de s’orienter vers d’autres moyens thérapeutiques. Pour cela, la thérapie par l’utilisation des phages représente un espoir solide dans le traitement des infections les plus difficiles à combattre. Sans doute pourra-t-on envisager des traitements couplés comprenant des antibiotiques à l’action globale et des phages à l’action ciblée.

La science de demain vient du passé
À partir des années 1930, les phages ont sombré dans l’oubli au profit des antibiotiques. Ainsi, cela faisait près de trente ans qu’il n’existait plus aucune publication en France traitant de la phagothérapie, ni même d’application thérapeutique.

En Russie cependant, cette pratique a été conservée, si bien que les phages sont utilisés jusque dans l’espace, pour soigner les astronautes. Ce qui d’ailleurs intéresse de plus en plus les armées françaises et américaines.

En effet, lorsqu’on tourne les yeux vers les pays de l’Est, on découvre une avancée incroyable dans le traitement des infections les plus graves, ainsi qu’une véritable recherche scientifique dédiée à cette pratique délaissée des phages. C’est à Tbilissi, en Géorgie, que se trouve le Phage Therapy Center qui propose également un programme de traitement contre les infections réfractaires aux thérapies classiques. Les témoignages de guérisons inespérées sont aussi nombreux qu’étonnants ! Et les études menées sur des patients dont l’état de santé était dramatique relate que ces personnes, condamnées à une mort certaine, ont ainsi été traitées par des phages, et toutes ont été sauvées par ces derniers.

L’avantage clé de la phagothérapie est qu’elle fonctionne sur des souches bactériennes résistantes aux antibiotiques sans les rendre de plus en plus récalcitrantes au fil du temps. Tout simplement car le phage répond à un processus naturel permettant un équilibrage des bactéries. En effet, à l’inverse des antibiotiques qui, à cause de leur spectre trop général, ont la réputation de détruire la flore intestinale (nos bactéries internes), les phages ont l’avantage de cibler précisément une seule bactérie tout en évoluant, en s’adaptant de façon coordonnée avec cette dernière, faisant face ainsi à ses possibles résistances. De ce fait, les bactériophages constituent une piste sérieuse dans la découverte de traitements fiables contre les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques.

Mais pour que ce traitement d’avenir soit effectif, il faudra l’accord de nos autorités de santé. Or les phages étant des virus, ils n’entrent pour l’instant pas dans le cadre de la législation européenne. Cela promet malheureusement du retard, préjudiciable aux patients.

La maladie de Lyme trouve un sérieux adversaire
Les phages sont remarquables dans le traitement d’une pathologie difficile à soigner et pourtant de plus en plus répandue : la maladie de Lyme.

La Borrelia responsable de cette maladie se soigne par antibiotiques, mais les traitements sont lourds et ne l’éliminent pas toujours. De plus, faisant partie des bactéries les plus rapides et les plus mobiles que l’on connaisse, on la sait capable de se loger dans tous les tissus du corps humain, se rendant comme invisible et, de ce fait, inatteignable par les antibiotiques. En effet, pendant toute la durée du traitement, elle peut se localiser sous forme de kyste spongieux, attirant les globules blancs qui finissent par s’agglutiner et ainsi la dissimuler. La bactérie s’en sort saine et sauve en laissant des lésions créées par l’amas de globules blancs.

Et c’est là qu’entrent en scène nos fameux bactériophages. S’ils ne peuvent pas véritablement *** Borrelia, ils permettent en revanche de grandement la fragiliser. En la délogeant, le phage aide à exposer la bactérie à l’action des antibiotiques qui peuvent ensuite la détruire.

Cette application remarquable amorce l’avenir possible de l’utilisation des phages : en association avec d’autres traitements, ils garantissent de bien meilleures chances de guérison.

Pour aller plus loin...
Ce sujet représente de nouvelles perspectives pour la prise en charge des infections les plus résistantes, tout en apportant un réel espoir tant pour les individus que pour le corps médical. Aussi, il ne serait pas étonnant que la phagothérapie retrouve ses lettres de noblesse dans les prochaines décennies, apportant des réponses là où il n’y a plus aujourd’hui de solutions.

Si vous désirez approfondir la question, voici quelques pistes :

   Le livre « Des virus pour combattre les infections » du Dr Alain Dublanchet, paru aux éditions Favre

   Le documentaire « La guerre des phages », 2005

   Le documentaire « Virus contre bactérie », 2012

   L’association Phag Espoirs
http://phagespoirs.unblog.fr/

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois

PS : Je vous invite également à visionner le témoignage très émouvant de Sophie Bennarosh sur la maladie de Lyme et l’expertise de Judith Albertat qui l’a complétée enregistré à l’occasion du Congrés de Santé Naturelle 2016. Le public était debout et les oratrices forts émues.

http://www.ipsn.eu/congres-ipsn-rediffusion-a-la-demande/


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Re: Phagothérapie

Message par admin therese le Mer 11 Oct 2017 - 10:03


Phages : la nouvelle thérapie contre l’antibiorésistance, enfin autorisée !
Depuis quelques années, les autorités de santé dans le monde s’inquiètent de la résistance aux antibiotiques.

En effet, de plus en plus de personnes meurent à l’hôpital en raison d’infections non jugulées.

Le nombre de morts causés par des infections dans le monde est de 700 000 par an. Il pourrait grimper à 10 millions ou plus si rien n’était fait.

Heureusement, il existe des solutions pour faire face à cet épineux problème.

Les phages à la rescousse !
Les bactériophages (ou phages) peuvent détruire des bactéries spécifiques.

Ce sont des virus tueurs de bactérie, découverts par Felix d’Hérelle au début du XXe siècle. Passé aux oubliettes après la découverte des antibiotiques, l’usage des phages revient au goût du jour.

Depuis 2013, un groupe de chercheurs et d’entreprises innovantes soutenus par des fonds privés et publics a lancé un programme d’études européen appelé Phagoburn [i].

Dans le cadre de ce travail de recherche, des cocktails de phages ont été présentés à l’Agence Européenne du Médicament, qui en a autorisé la commercialisation.

Il est donc aujourd’hui possible pour des médecins de prescrire des phages en Europe de l’ouest. Cela était déjà possible dans d’autres pays européens comme la Pologne ou la Géorgie, par exemple.

L’entreprise qui propose ces produits s’appelle Pherecydes Pharma. Un avenir radieux semble lui être promis.

Des phages contre les infections nosocomiales
Si les phages ne détruisent pas toutes les bactéries, ils peuvent être utiles contre certaines d’entre elles.

C’est le cas par exemple du bacille pyocyanique, une bactérie responsable des infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections à l’hôpital.

Une étude récente [ii] a montré les phages seuls ou utilisés en combinaison avec des antibiotiques étaient très efficaces pour lutter contre ce type d’infection.

A l’hôpital de la Croix Rousse à Lyon, une autre expérience de terrain a confirmé cette hypothèse [iii]. En septembre 2017, deux patients ont été guéris d’infections graves et résistantes aux antibiotiques grâce à des phages produits en France.

D’autres études sont attendues pour préciser l’action des phages. Cela dit, les Géorgiens et les Polonais disposent d’un recul de près de 100 ans sur l’utilisation de ces thérapies. Il doit bien exister dans leurs archives une littérature scientifique utile aux chercheurs de l’ouest. Le rideau de fer est tombé il y a un moment...

Les militaires s’intéressent au sujet !
Que ce soit en Europe, ou aux Etats-Unis, ce sujet intéresse les armées.

Dans le cadre du projet Phagoburn, le Ministère de la Défense français est un des soutiens financiers publics du programme de recherche. Ceci est d’autant plus remarquable que les budgets de la Défense sont réduits depuis de nombreuses années en France, toute tendance politique confondue.

Aux Etats-Unis, les centres médicaux qui cultivent des phages sont souvent des centres de soins militaires. C’est le cas par exemple du Centre Médical de la Marine de San Diego [iv] dont les médecins avaient aidé, il y a quelques mois, un homme gravement infecté, à guérir grâce à l’apport de phages.

Et la vitamine C ?
En revanche, pour l’instant, peu de personnes parlent d’associer de la vitamine C avec des phages et des antibiotiques.

On sait pourtant, de manière certaine, que la vitamine C peut être efficace contre certaines infections [v].

C’est une certitude en ce qui concerne la septicémie [vi] mais c’est aussi le cas pour de nombreuses autres infections bactériennes (cf. les livres du Dr Thomas E Levy).

Néanmoins, la vitamine C, on le sait, peut également avoir une activité antivirale.

L’association des deux n’est donc pas évidente, à tous le moins pas dans tous les cas de figure.

Le seul moyen de faire avancer la connaissance sur ce sujet est de faire circuler l’information et faciliter la recherche. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé notre opération vitamine C à haute dose lors du 3e CISN. Vous pouvez encore y participer en vous rendant ici.

Combinaison de médicaments
Il est en tout cas certain que l’avenir de la médecine, notamment pour le traitement des infections passe par une combinaison intelligente de traitements.

Plutôt que de chercher la molécule miracle pour détruire une maladie, la médecine doit aller vers des cocktails de traitements, compatibles entre eux. Les uns s’attaqueront à la maladie, les autres renforceront les mécanismes de défenses et d’autoguérison.

Dans cette perspective, il est évident que les combinaisons de produits naturels mieux tolérés par le corps, sont à prendre très au sérieux.

Cette approche permettrait notamment de mettre en place une médecine personnalisée, efficace et écologique.

Vaste programme !

Naturellement vôtre,

Augustin de Livois

PS : Le 15 octobre prochain a lieu une grande manifestation nationale pour la liberté vaccinale. Retrouvez toutes les informations sur le site Internet de l’EPVL : http://www.epvl.eu/




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Sources :

[i] http://www.phagoburn.eu/

[ii] https://academic.oup.com/jid/article/doi/10.1093/infdis/jiw632/2733318/Synergistic-Interaction-Between-Phage-Therapy-and

[iii] http://www.ra-sante.com/lyon-phages-hcl-virus-bacterie-14508.html

[iv] https://health.ucsd.edu/news/releases/pages/2017-04-25-novel-phage-therapy-saves-patient-with-multidrug-resistant-bacterial-infection.aspx

[v] http://pulmccm.org/main/2017/critical-care-review/vitamin-c-save-lives-sepsis

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