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Alternative santé : dépression ,à quoi bon vous donner des conseils ?

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Alternative santé : dépression ,à quoi bon vous donner des conseils ?

Message par admin therese le Ven 4 Oct 2013 - 7:59

Quelle joie ce matin de découvrir cet article ! qui va tout à fait dans le sens de ce forum ...enfin , d'autres voix s'élèvent pour soigner la dépression autrement qu'avec des antidépresseurs .


http://www.alternativesante.fr/depression-a-quoi-bon-vous-donner-des-conseils/

Cette page comporte deux articles :

- Le premier s’adresse aux dépressifs, pas ceux qui sont « au bord de », ceux qui sont vraiment dedans
- Le second concerne la déprime saisonnière.



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DÉPRESSION : À QUOI BON VOUS DONNER
DES CONSEILS QUE VOUS NE SUIVREZ PAS !

En France, en ce moment même, quelque 5 millions sont touchées en ce moment même… Désemparés et fragiles, les dépressifs attirent la compassion de leurs proches, chacun y va de son bon conseil. Des centaines de conseils fusent de toutes parts, mais lorsque l’on est dépressif, on n’entend rien.

On ne peut pas vraiment se mettre à la place d’un dépressif mais je vais le faire pour tenter de démontrer l’absurdité de la plupart des solutions censées vous sortir de la dépression.
Un jour, ça m’est tombé dessus, sans prévenir

Cela peut venir progressivement mais chez moi c’est arrivé comme ça, brutalement : un beau jour (un mauvais !), je me suis réveillé fatigué. Horriblement fatigué. J’étais éveillé, mais en mode arrêt total. Comme paralysé. Des pensées négatives plein la tête. Depuis, elles m’envahissent et ne me laissent aucun répit : je les rumine, les ressasse, l’une appelant l’autre et ainsi de suite, en boucle. Mon monde est gris. Moi d’ordinaire si volontaire et enthousiaste, j’ai basculé dans la prostration.
Ma tristesse est insensible à tout. Mon chez moi, toujours joyeux et coloré, m’apparaît gris, usé. Je vis dans une gangue de désespoir dont même le sommeil, peuplé de cauchemars, ne m’extirpe pas. Quoi qu’il se passe autour de moi, rien n’adoucit cette tristesse qui m’étouffe. L’oppression est si forte qu’elle me donne des envies de pleurer. Je n’y comprend rien, je pleure sans prévenir devant les enfants, au travail, dans le bus ou le métro. La culpabilité m’accable, je suis coupable de m’effondrer, de ne pas assurer le quotidien, de ne plus être un parent attentif…
Je ne ressens plus d’amour à l’égard de ceux que j’aime. Responsable de tout ce qui va mal, dégoûté de moi-même : « Je ne vaux plus rien… je suis bon à rien… nul… minable… ». J’ai comme un cancer de l’âme.
Si vous êtes en dépression profonde, alors comme moi vous êtes indifférent à tout ce qu’on peut vous raconter.
L’urgence justifie tout, même la pire des solutions

Michel Dogna vous dirait que la solution de la camisole chimique est la voie du diable qui vous mènera vers une mort lente. A la longue, c’est sûr, il a parfaitement raison. Mais dans l’immédiat, si vous êtes vraiment au bord de vous débarrasser de cette souffrance en vous débarrassant de vous-même, je vous conseille de vous arranger avec le diable car seul un traitement d’urgence peut vous sauver.

La mélancolie est un mot aujourd’hui banalisé. Mais c’est une urgence médicale qui demande les premiers secours. Et en médecine d’urgence rien ne vaut l’allopathie. Ici, comme devant un infarctus ou un AVC, aucun mantra, aucune plante, aucun complément alimentaire n’agira assez vite pour vous sauver. En cas de mélancolie sévère, seule la mise sous sédatifs évitera que vous ne passiez à l’acte. Vous aurez tout le temps de vous en défaire plus tard…
Consulter un psy ? Aurez-vous le courage ? Non !

Quand on est mal, les trois-quarts du temps on va voir son généraliste qui n’a pas étudié ces pathologies comme le psychiatre, qui ne va pas forcément engager un vrai dialogue et qui ne sera pas en mesure de faire le bon diagnostic.
Dépression sévère, modérée ou légère ? Simple déprime ? Anxiété ou stress passager ? Pour le généraliste c’est du pareil au même : il n’hésitera pas à vous prescrire des anxiolytiques et un antidépresseur. Et si ce n’est pas justifié (ce qui est le plus souvent le cas), si vous n’êtes pas au bord du précipice, cela vous fera plonger dans un profond déséquilibre psychique que la prise de psychotropes au long cours entretiendra.

Non, le diagnostic de la dépression demande de l’expérience, du doigté, de la finesse, le sens de l’humain et de l’échange. Ce pourquoi le défunt Pr Edouard Zarifian, psychiatre et auteur de livres forts (« Les jardiniers de la folie », « La force de guérir »…), a toujours milité. Ce thérapeute très sensible à la souffrance d’autrui fut l’un des premiers à dénoncer la médicalisation outrancière de la dépression et la sur-prescription de psychotropes. Tous les psychiatres ne sont pas des Zarifian mais la plupart sont au moins en mesure de vous dire ce qui vous arrive vraiment et dans un premier temps c’est le plus important.

Mais je pense que vous n’irez pas voir le psy, c’est une décision qui se prend plus tard, quand on voit que la dépression ne passe pas et qu’elle résulte d’un noeud profondément enfoui. Quand on est dépressif, on a juste envie de silence te d’isolement. Alors le psy, tout le monde vous en parle, mais vous n’irez pas.
Je ne vous dirai pas ce que tout le monde vous répète

A mon chevet, un copain m’a dit « Secoue-toi », ma femme « Fais un effort » et ma mère « Prends sur toi »… Tout ce que je ne peux pas entendre. Moi j’aurais aimé entendre : « Tu sais que je suis là… », « Fais ce que tu peux, demain tu verras », « Ecoute c’est dur mais je suis de tout cœur avec toi », « Il faut que tu te soignes, c’est tout », « Qu’est-ce que c’est chiant les gens qui vont toujours bien »…
Tant que l’on n’a pas vécu soi-même une perte de contrôle de son fonctionnement psychique, on vit dans l’illusion de toute puissance à son égard, et l’on pense que son mari, sa petite amie ou son fils qui « se traîne » pourrait faire un effort au moins pour sortir du lit, se laver, s’habiller. Mais attendre cela d’une personne en dépression c’est comme demander à un homme paraplégique qu’il se lève de son fauteuil et se mette à marcher !!!

D’autres m’ont conseillé de voir du monde, de faire du sport, du yoga, des promenades dans la nature, de méditer… La dépression est une maladie qui crée ou recrée les pensées les plus sombres qu’on puisse imaginer. Alors on se dit qu’il faut se changer les idées. Mais c’est sans compter qu’elle s’accompagne d’une fatigue physique qui ne cède pas au repos ou après une nuit de sommeil (courte vu les insomnies de seconde partie de nuit symptomatiques). Du coup, votre pensée ralentit et vos mouvements aussi. Vous êtes épuisé d’être épuisé, incapable d’agir. Vous avez honte et vous ne supportez ni vous-même ni les autres. Alors forcément, ce genre de conseils…

Je me suis aussi entendu dire : « Après la pluie le beau temps » ou « T’inquiètes, la roue tourne ! ». Vous êtes là, au milieu de rien, rongé par l’angoisse et on vous demande de recourir à ce que vous avez perdu : l’espoir. Et dans ce néant poisseux, de bonnes âmes vont jusqu’à vous conseiller des exercices de pensées positives ou la lecture d’un bon vieux Eckhart Tolle. Si elles savaient… On vous dit même que la dépression est une crise de croissance, une chance de grandir (Waouh) et il y a même un bouquin qui vous explique « Comment réussir une dépression » (pendez vous au téléphone plutôt qu’au plafond, etc.)…

D’autres vous expliquent que si vous êtes déprimé, c’est que vous êtes une personne formidable : généreuse (une corrélation a été établie entre la dépression et la capacité à éprouver de la peine pour autrui), intelligente (plus lucide que les autres), spirituelle (une étude vient de conclure que plus on est spirituel ou religieux, plus on risque la dépression). Ça me fait une belle jambe et si c’est vraiment le cas je suis bien nul d’en être arrivé là. J’aurais préféré être un gros c.. !

Et comme c’est la mode, on va vous dire de manger ceci ou cela pour remettre en place vos neurotransmetteurs. De consommer, comme je l’ai lu sur une newsletter reçue dans ma boîte mail, des germes de blé, des petits pois, des volailles bio, des lentilles… Vous mitonner des petits plats ? Un comble quand vous n’êtes en mesure d’avaler qu’une pizza vite réchauffée ou un cassoulet en boîte devant la télé, avec quelques sucreries, histoire de vous abrutir… Et de faire passer tout ça avec une bouteille bien sûr. Là les copains vous aideront encore. L’alcool est l’antidépresseur le mieux partagé mais se saouler, c’est s’exposer à la gueule de bois… qui arrive toujours.
Le seul geste envisageable, prendre une pilule

Cessons de nous raconter des histoires et revenons à la réalité. Par définition, une personne dépressive n’est pas en mesure d’entendre le 10ème de ce que vous lui dites. Et elle ne fera pas le quart de ce 10ème.
Alors quitte à faire le minimum du minimum pour s’en sortir, autant faire le bon geste : avaler une pilule. Cela ne demande aucun effort et c’est bien parce que c’est si simple que l’on a réussi à mettre un maximum de gens sous psychotropes.

On le répète assez : la France est championne du monde de la consommation de psychotropes par tête d’habitant avec 11 millions de consommateurs réguliers d’antidépresseurs et d’anxiolytiques. La « pilule rose » s’est imposée comme la panacée.
On sait pourtant que 89% des dépressifs ne tirent pas un avantage cliniquement significatif des antidépresseurs qu’on leur prescrit (ces molécules ne sont efficaces que pour les cas les plus sévères) et que ceux-ci, induisent de lourds effets secondaires et de graves symptômes de sevrage. Au final, ils augmentent le risque de rechute après guérison.

Alors si la pilule est la seule solution envisageable, mieux vaut recourir à quelques actifs végétaux aussi efficients que la chimie de synthèse et bien moins nocifs. Pour une dépression légère ou modérée, il existe de très bons « antidépresseurs » naturels, millepertuis et safran en tête, des hypnotiques et des calmants du système nerveux tout aussi efficaces.
Le « Chasse Diable », mieux que le Prozac

Le fait que la médecine continue d’ignorer superbement les solutions de la phytothérapie n’est pas étranger à notre record de consommation de psychotropes. En Angleterre et en Allemagne par exemple, 60% des dépressions sont traitées par des remèdes naturels. Outre-Rhin, nombre de médecins prescrivent depuis longtemps du millepertuis.

Plante solaire, le millepertuis panse bien des blessures, y compris celles de l’âme et des nerfs. C’est au Moyen-âge qu’apparaissent les premières utilisations dans cette indication d’antidépresseur. À cette époque les doctes savants l’appelaient « Fuga daemonium », Chasse Diable : ils lui attribuaient le pouvoir d’éloigner les esprits diaboliques (dépression et mélancolie étaient vues comme des formes de possession diabolique).
Il faudra pourtant plusieurs siècles pour que la médecine moderne s’intéresse à cette propriété identifiée à travers deux principes actifs, l’hyperforine et l’hypéricine. En Allemagne, la plante est officiellement reconnue depuis 1988 comme un antidépresseur efficace.

On compte par dizaines les études qui, depuis, ont confirmé cet usage. L’une d’elles, menée en 2005, révèle que le millepertuis est plus efficace sur le long terme que n’importe quel autre antidépresseur.
Lorsqu’il s’agit d’un premier traitement notamment, le millepertuis modifie favorablement l’humeur en 2 à 3 semaines chez plus de 80% des malades. Et il convient aussi bien aux dépressions saisonnières de l’automne et de l’hiver qu’aux dépressions plus sérieuses.

Le millepertuis présente un avantage certain sur ses concurrents synthétiques : il est inoffensif (on ne recense que quelques effets indésirables bénins). On le déconseille seulement aux femmes enceintes, aux personnes bipolaires et avant une opération (il peut diminuer les effets de l’anesthésiant). Et contrairement à ce qu’on nous rabâche, son action photosensibilisante n’est pas un obstacle. Il faudrait en manger en quantité et vous ne risquez rien aux doses recommandées sur un extrait standardisé. Pour une dépression moyenne, on prendra ainsi 1 gélule de millepertuis à chacun des repas soit 500 mg par jour.

Par contre, compte-tenu des interactions qu’il peut générer avec certains médicaments, il est prudent de ne prendre du millepertuis que si l’on ne suit pas d’autres traitements ou alors de s’informer avant. Et si l’on prend déjà un antidépresseur, compte-tenu du risque de syndrome sérotoninergique, mieux vaut opter pour la solution suivante.
« Or rouge » contre idées noires

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.
« L’or rouge » est connu comme épice, colorant et plante médicinale depuis l’Antiquité, mais s’il agit sur bien des maux, seuls les Perses avaient remarqué qu’il apportait de la gaieté et son intérêt comme antidépresseur n’a été découvert en Occident que récemment. Des essais cliniques contre placebo ont confirmé cette vertu. Dans d’autres essais, dans lesquels on a comparé ses effets à ceux de la fluoxétine (la molécule du Prozac), l’épice s’est révélée aussi efficace que le médicament sans provoquer aucun effet indésirable.

Le safran booste le moral (c’est un tonique) : c’est surtout un désinhibiteur qui apporte un vrai soutien en cas de mal vivre et dont l’action apparaît plus rapidement qu’avec des molécules de synthèse. Avec le safran, on peut traiter des patients qui présentent un échappement aux effets des molécules modernes (jusqu’à 60% des cas à 3 mois de traitement).
Le safranal serait, pour certains, le principe actif le plus intéressant dans la dépression mais les études de référence ont toujours utilisé l’extrait complet de safran. Mieux vaut donc utiliser le totum de la plante avec tous ses composants (safranal, crocine, picocrocine, mangocrocine…).

On trouve maintenant de nombreux produits à base de safran. Mais la plupart de ces produits, en raison du prix faramineux de l’épice, affichent une concentration insuffisante pour provoquer un quelconque effet. Parmi les valeurs sûres, Safran’Aroma renferme une concentration maximale de safran (6%, d’origine iranienne) sous la forme d’un extrait hydro-alcoolique mélangé à de l’huile de périlla végétale qui a été choisie pour sa richesse en oméga 3. Une récente étude menée par des chercheurs de l’INRA confirme d’ailleurs l’importance de ces acides gras essentiels dans la lutte contre la dépression. L’acide alphalinolénique (présent à 65% dans la périlla utilisée ici) stimule entre autres les récepteurs de la sérotonine.

Dans les cas de dépression légère à modérée, il suffit d’avaler 2 à 3 capsules par jour de safran avant le dîner (si vous dormez très mal) ou le matin (si vos jours sont plus durs que vos nuits).

Aucune interaction n’étant signalée, le safran est également la plante de choix pour aider au sevrage des antidépresseurs habituels.
Le SAMe, allié naturel du millepertuis ou du safran

Personne ou presque ne connaît la méthylation. Or ce processus physiologique vital joue un rôle clé dans la dépression.
Comme l’oxydation ou le stress oxydatif désormais bien connus (on prend tous des antioxydants), la méthylation est un processus biochimique complexe (il donne lieu au transfert d’un groupe méthyl d’une molécule à une autre molécule) et pour tout dire peu passionnant à décrire. Mais on aurait tort de l’ignorer car la méthylation est un peu à notre organisme ce que la bougie d’allumage est à notre voiture : c’est la toute première étincelle qui permet de donner lieu à plus d’une centaine de réactions biochimiques au sein de notre organisme. Sans elle, tout s’arrête ou plutôt rien ne démarre. Notre activité cérébrale n’échappe pas à ce processus.

Comme pour l’oxydation, il est difficile de mesurer la capacité de méthylation d’un individu. Mais comme on devient vulnérable au stress oxydatif avec l’âge, on peut devenir méthylo-épuisé avec l’âge aussi. Cela se traduit par des maladies et la dépression en est une, fréquemment observée lors d’une sous-méthylation.

Le SAMe (prononcez à l’anglaise « samy ») ou S-adenosylmethionine, molécule fabriquée dans notre corps est la principale substance de méthylation. L’alcool l’épuise (je vous l’avais dit, c’est pas la solution) de même que le manque de vitamines B6, B12 et d’acide folique (B9).
Or le SAMe existe en complément alimentaire d’origine naturelle (il est obtenu à partir d’une levure, Saccharomyces cerevisiae, aussi appelée levure de bière). De nombreuses études cliniques ont démontré l’efficacité ce produit (très utilisé aux USA) pour traiter la dépression même sévère, y compris chez des patients qui n’avaient pas obtenu de résultats avec des antidépresseurs classiques. Ces études ont aussi permis d’expliquer le mode d’action du SAMe qui permet d’augmenter les niveaux de neurotransmetteurs comme la noradrénaline (stimulant naturel), la dopamine (responsable du sentiment de bien-être) et la sérotonine (calmant naturel).

Le dosage recommandé est de 400 à 800 mg par jour. L’amélioration des symptômes intervient normalement en moins de 15 jours. Le SAMe est un traitement de terrain idéal en complément d’un traitement au millepertuis ou au safran. Compte-tenu de son mode d’action, il est important de poursuivre la cure jusqu’à obtenir une amélioration complète (il n’y a aucun risque d’accoutumance, ni aucun effet secondaire).
Le protocole de sevrage pour vous débarrasser des psychotropes

Vous étiez trop malade et on vous a mis sous antidépresseur, sous Lexomil, Tranxène et compagnie ? Le pire est passé ? Voici un protocole de sevrage qui a fait ses preuves. Je l’ai emprunté à mon ami naturopathe et aromathérapeute Sylvain Bodiot (bien connu des auditeurs de Radio Médecine Douce), qui vous indiquera si vous le souhaitez des formules d’huiles essentielles à utiliser, en complément (voir son site ici):

Antidépresseurs
Avec l’avis de votre médecin, prenez 2 capsules de safran en même temps que l’antidépresseur. Au bout de 21 jours, diminuez l’antidépresseur d’un quart de dose tous les 15 jours tout en continuant le safran.
Le millepertuis revient moins cher mais il ne convient pas ici compte-tenu du risque d’interactions : vous pourrez cependant le substituer au safran, si vous voulez, 2 mois après l’arrêt de l’antidépresseur. Prenez alors 6 capsules par jour.

Anxiolytiques
Attention surtout au sevrage des anxiolytiques dont les effets sont plus pervers à court terme que ceux des antidépresseurs (plus dangereux sur la durée). Voici 3 produits intéressants à prendre en synergie pour compenser l’abandon progressif des calmants. On les trouve en pharmacie :
- L72 : prendre 50 gouttes par jour pendant 1 mois. La dizaine de plantes qui contribuent à cette formule homéopathique (dont la valériane et l’avoine, deux grands hypnotiques) en font une valeur sûre. C’est en plus un produit peu onéreux, validé par des études cliniques qui l’ont comparé avec succès aux anxiolytiques classiques.
- Poconéol n°2 (régulateur du système nerveux) et Poconéol n°43 (pour les états dépressifs) forment un duo parfait en soutien. La dose préconisée est de 15 gouttes 2 fois par jour dans un peu d’eau, mais on peut si nécessaire la doubler sans risque (30 gouttes 2 fois par jour). Chacun de ses Poconéol contient 3 ou 4 plantes amazoniennes sédatives en 5 CH. Inoffensif et efficace, et là aussi pour 3 francs 6 sous.

Durant ces semaines de transition, la prise complémentaire de SAMe est aussi intéressante pour rééquilibrer le terrain.

Mais pour autant, n’oubliez pas le plus important : aucun remède ne peut résoudre une dépression ! La guérison ne viendra que d’une décision énergique, d’un travail personnel, et d’un profond changement de votre part. Les remèdes naturels apportent simplement un soulagement, une accalmie. C’est seulement à partir de là, au fur et à mesure que vous sortirez de l’ornière, que tous les bons conseils de vos proches, bien inutiles jusqu’alors, commenceront à prendre du sens…

Dominique Vialard

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DÉPRIME SAISONNIÈRE : NE VOUS LAISSEZ PAS EMPORTER

Elle s’empare de nous dès que le soleil décline et le passage à l’heure d’hiver en fait brutalement prendre conscience. La déprime saisonnière nous atteint tous et c’est normal.

Certains y sont peu sensibles et ressentent seulement de la fatigue, d’autres sombrent provisoirement dans la grisaille pour mieux rebondir au printemps, mais pour quelques uns cette déprime sera peut-être le pas décisif vers la dépression. Alors pourquoi devrions-nous nous résigner à cette hibernation des sens et de la joie de vivre ? Voici ce que vous pouvez faire pour passer un hiver plein d’optimisme.
Quels sont les signes qui doivent vous alerter ?

Si vous observez un changement dans votre comportement habituel et que deux au moins des signes suivants sont réunis, vous êtes probablement touché par la déprime saisonnière.

   Sensation de fatigue permanente,
   Baisse de l’attention et de la capacité de concentration,
   Anxiété avec parfois bouffées d’angoisse,
   Irritabilité,
   Compulsion essentiellement pour le sucré,
   Troubles du sommeil,
   Baisse de la libido,
   Prise ou une perte pondérale,
   Perte d’intérêt pour les choses de la vie et relâchement du lien avec l’entourage.

Vous avez le profil ? Que va vous dire votre médecin ?

Si vous allez chez le médecin pour lui demander de vous donner quelque chose pour vous remonter, vous obtiendrez sans doute d’abord des réponses de bon sens :

- Mieux réparer votre organisme pour obtenir un sommeil réparateur (par d’excès de table, pas de télévision le soir…)

- Faire un peu d’exercice chaque jour

- Mieux vous alimenter en éliminant les excitants, et en vous faisant plaisir (sous-entendu, vous pouvez manger des entrecôtes, des gâteaux apéro et des pâtisseries).

Il se peut en effet qu’en suivant ses conseils votre état s’améliore rapidement et ce sera tant mieux, mais si la déprime est un peu plus sévère qu’il n’y paraît ces conseils ne vous serviront à rien.
Voilà ce qu’il devrait ajouter pour vous être vraiment utile

Il est important de garder en tête que vos repas doivent comporter :

- Des protéines
Un apport satisfaisant en protéines, donc en acides aminés essentiels est capital, car une carence, même marginale, peut entraîner une altération des fonctions psychiques.

- Des glucides
On a souvent envie de sucre quand on est déprimé. Pourquoi ? Parce que les glucides sont nécessaires à la synthèse d’endorphines (de structure proche de la morphine), des neurotransmetteurs procurant la sensation de plaisir et participant à la régulation du stress et de la douleur physique. Donc, le sirop d’agave c’est permis, mais pas le sucre raffiné.

- A chaque repas
Chaque repas qui comporte un plat de céréales doit être complémenté d’une portion de légumineuses dans la proportion de 2/3 de céréales pour 1/3 de légumineuses, ceci afin de ne pas empêcher l’absorption des acides aminés précurseurs des neurotransmetteurs. Une autre façon d’apporter ces acides aminés végétaux de façon satisfaisante est de consommer régulièrement quinoa et amarante.

- Le petit « plus » : du thé vert comme boisson courante
La L théanine que contient le thé vert passe facilement la barrière hémato-méningée, puis stimule la sécrétion cérébrale de GABA et de dopamine. Outre une sensation de détente physique et mentale, elle induit en quelques semaines une diminution du sentiment de fatigue et une amélioration des facultés d’attention, de concentration et de mémorisation. La personne se réinscrit dans la vie, fait les choses avec plus de détermination. Sans favoriser le sommeil ni provoquer de somnolence diurne, la L théanine améliore la qualité et la profondeur du sommeil, donc sa capacité de régénération.
Parlera-t-il de la luxthérapie ? Non

Le manque d’exposition à la lumière est évoqué chaque fois que la sécrétion de sérotonine est abaissée au niveau du cerveau comme c’est le cas lors de la dépression saisonnière. Votre médecin vous recommandera peut-être de prendre des vacances au Maroc cet hiver. C’est bien mais il y a mieux, la luxthrérapie. Elle s’effectue au moyen d’un appareil à lumière blanche auquel on s’expose entre une demi-heure et deux heures chaque jour. En France, il est recommandé de commencer la cure vers le début novembre et de l’interrompre aux premiers jours du printemps. Malheureusement, les appareils de luxthérapie coûtent assez cher, c’est pourtant très efficace.
Déprime niveau 2 : votre médecin prend l’air contrarié

Si la déprime est installée, vous pouvez parvenir à la chasser en consommant des compléments alimentaires qui combleront les carences. Votre médecin le sait et a quelques bons conseils à vous donner. Il va vous prescrire sans doute :

- Du magnésium
Vous vous y attendiez et n’aviez pas besoin de lui pour cela.

- De la vitamine D
On n’arrête pas d’en parler en ce moment, sans doute a-t-il lu quelque part que son taux est significativement abaissé lors de la dépression saisonnière.

Ensuite, il va vous prescrire une analyse de sang afin de repérer d’éventuelles carences. Après les avoir reçues, votre médecin concluera sans doute qu’il vous faut :

- Du fer
Le déficit en fer induit une baisse des fonctions cérébrales sous forme d’une dépression dopaminergique.

- Du zinc
Sa carence peut être responsable d’un syndrome dépressif avec perte de l’appétit et amaigrissement.

- Des vitamines du groupe B (B1, B2, B6, B9 et B12)
Leur déficit est très souvent retrouvé chez les personnes déprimées.
S’il est un peu ouvert :

- Des acides gras oméga 3
Une des hypothèses actuelles sur les origines de la dépression est la baisse de la fluidité membranaire des cellules nerveuses : les informations véhiculées par les neurones passeraient moins bien, l’efficacité des neurotransmetteurs serait amoindrie. Cette viscosité membranaire est due à des apports alimentaires carencés en oméga 3 ou/et à des affections qui perturbent la synthèse des oméga 3 terminaux (EPA et DHA) comme le diabète.
Voilà une bonne prescription, mais votre médecin oublie l’essentiel

Les vitamines doivent être d’origine naturelle pour être correctement assimilées par l’organisme. Quant aux minéraux, il faut aussi privilégier les formes les plus assimilables : le malate de magnésium, le bisglycinate de fer ou le pidolate de zinc. Enfin, pour ce qui est des Oméga 3, il vous recommandera de les acheter en pharmacie (ce sera des oméga 3 de poisson) et ne pensera sans doute pas à l’huile de périlla qui peut se prendre en accompagnant un repas et coûte beaucoup moins cher au millilitre.
Déprime niveau 3 : il sort son stylo… vous êtes bon pour un antidépresseur « léger »

Le traitement officiel de la dépression consiste le plus souvent en une association entre un antidépresseur et un anxiolytique, sauf si l’antidépresseur utilisé est suffisamment sédatif.

Votre médecin sait que cela vous expose à des effets secondaires indésirables (bouffées délirantes, difficultés de sevrage…) mais il n’a rien d’autre à proposer.
Et si vous tentiez autre chose ?

Certaines plantes sont connues pour avoir des propriétés antidépressives. Vous pouvez faire une cure de 21 jours de l’une ou de l’autre sans le moindre souci.

Le millepertuis (Hypericum perforatum)
Il a une efficacité similaire aux médicaments allopathiques de la dépression par baisse de la sécrétion de sérotonine, mais sans les effets secondaires et notamment sans le risque d’accoutumance.
La posologie efficace semble comprise entre 750 et 900 mg par jour de sommités fleuries (ce qui correspond à 4 gélules). À cette dose, plus de 70 % des personnes traitées pour une dépression légère ou moyenne notent une amélioration de leur humeur dans le même temps (environ quatre semaines) que si elles avaient été mises sous antidépresseur tricyclique (Tofra- nil) ou ISRS (Prozac, Zoloft).L’utilisation du millepertuis est cependant connue pour induire des effets indésirables dans certains protocoles médicamenteux. Ainsi est-il fortement recommandé de ne pas associer la prise de millepertuis avec :
– les autres antidépresseurs,
– la ciclosporine,
– la pilule anticonceptionnelle,
– certains antiviraux,

Le safran (Crocus sativus)
Cette épice, préparée à partir des stigmates séchés, possède des propriétés antidépres- sives réelles, utilisées depuis longtemps en Iran. Il existe encore peu d’études scientifiques à ce propos, cependant, celles qui ont été réalisées jusqu’ici font apparaître que son efficacité serait au moins égale à celle du Tofranil et à celle du Prozac au cours de dépressions légères et modérées, effets secondaires en moins.
Dans les deux cas, les effets positifs se sont manifestés dès la fin de la seconde semaine de traitement. Le safran seul existe en complément alimentaire.

Le Griffonia simplicifolia
Ses graines renferment à un taux élevé du 5-HTP, précurseur direct de la sérotonine, un neurotransmetteur essentiel à la bonne régulation des humeurs. L’amélioration est sensible dès la fin de la seconde semaine alors qu’ils ne le sont qu’à la fin du premier mois avec les antidépresseurs ISRS.
Déprime niveau 4 : les grands moyens naturels

Si votre déprime penche dangereusement vers la dépression, la médecine allopathique vous conseillera des antidépresseurs et des anxiolytiques plus puissants, c’est tout. Mais avant de signer un pacte avec le diable, je vous supplie de laisser une chance aux remèdes naturels. Certains sont très puissants :

La SAMe
La SAMe (S adénosyl méthionine) est naturellement présente dans l’organisme et atteint un pourcentage de 70 % de réussite, un taux largement supérieur à celui obtenu par n’importe quelle classe d’antidépresseurs, et cela sans aucun de leurs innombrables effets secondaires.

La PEA (phényléthylamine) :
Elle intervient dans la régulation de la transmission dopaminergique en stimulant l’attention et la concentration et en améliorant l’humeur dépressive.
Prendre de la PEA améliorerait significativement 60% des personnes dépressives, et ce dans un délai sensiblement plus court que les antidépresseurs tricycliques et quelle que soit la sévérité de l’épisode. C’est pourquoi, certains auteurs la recommandent comme premier traitement de la dépression. Malheureusement ce complément est interdit à la vente, il faut donc vous « rabattre » sur la phénylalanine qui favorise la production de PEA par l’organisme lui-même.
Observez-vous et faîtes votre propre programme

Ainsi, si vous ressentez cette fameuse déprime saisonnière, n’hésitez pas à composer vous même votre ordonnance avant de courir chez votre médecin. Souvenez-vous simplement d’une chose : vous êtes le meilleur juge de la profondeur de votre déprime et vous pouvez également être votre propre thérapeute. Certains iront progressivement en commençant par boire du thé vert et en ajoutant de l’huile de périlla à leurs menus. D’autres préfèreront traiter rapidement le problème avec du SAMe. D’autres encore choisiront une cure de plantes de trois semaines (safran ou griffonia)… Chacun son rythme, l’essentiel étant d’être attentif à ses propres réactions, à ses sentiments et à ses symptômes. Ne soyez ni dans le déni, ni dans la panique. Vous avez en mains tous les éléments pour traverser l’hiver avec le meilleur moral qui soit.

Prenez soin de vous.

Dominique Vialard



PS : Vous allez me demander nécessairement où vous procurer ces produits, pourtant assez simples, qui devraient se trouver à la portée de tous. Je vous renvoie vers le site la-vie-naturelle.com qui vous permettra de trouver au moins une partie des nutriments et remèdes que nous vous avons indiqués.

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