Sevrage des benzodiazépines, antidépresseurs et somnifères - Forum de soutien et d'entraide
Bienvenue sur le forum d'aide de SoutienBenzo.

Afin de profiter pleinement de tout ce que vous offre notre forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de rejoindre notre communauté si vous ne l'êtes pas encore.

Benzodiazépines ,plusieurs pistes contre le mésusage .

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Benzodiazépines ,plusieurs pistes contre le mésusage .

Message par admin therese le Dim 3 Fév 2013 - 9:20

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/10/plusieurs-pistes-contre-le-mesusage_1815119_1650684.html

ça c'est un article HYPER IMPORTANT !


Le monde médical est partagé sur les solutions pouvant conduire à une réduction de la consommation des benzodiazépines. Dominique Maraninchi, directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament, évoque une modification des conditions de prescription et de délivrance. "Faut-il, par exemple, étendre à l'ensemble des benzodiazépines l'ordonnance sécurisée ?", s'interroge-t-il.

Utilisée notamment pour les médicaments stupéfiants, l'ordonnance sécurisée comporte un filigrane, un numéro de lot et un carré de microlettres rendant très difficile sa falsification. Elle est déjà obligatoire pour trois benzodiazépines particulièrement détournées par les toxicomanes : Rohypnol, Tranxène et Rivotril. Une enquête menée auprès des professionnels de santé doit évaluer l'acceptabilité et la pertinence de cette mesure. "Nous pouvons aussi cibler certains produits, les plus à risque étant les benzodiazépines à demi-vie longue. Pour certaines de ces molécules, nous pouvons engager la modification des autorisations de mise sur le marché pour en restreindre l'accès", ajoute-t-il.

Vincent Renard, président du Collège national des généralistes enseignants, est "complètement opposé aux ordonnances sécurisées étendues. S'appuyer sur ces contraintes administratives pour faire adhérer les généralistes aux bonnes pratiques serait une erreur stratégique complète, d'où une levée de boucliers". Il plaide pour la formation continue des médecins, "serpent de mer des trente dernières années".

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

TRAVAIL D'ACCOMPAGNEMENT

Son collègue Claude Leicher, président de MG France (syndicat des médecins généralistes), souhaiterait que "les généralistes puissent passer plus de temps avec leurs patients atteints de maladies chroniques. Ils pourraient remplacer leurs prescriptions par un travail d'écoute". Mais ce travail d'accompagnement complexe doit être reconnu et valorisé par une diversification des modes de rémunération, souligne-t-il. Autre levier crucial : un accès facilité aux psychologues.

Pierre-Louis Druais, président du Collège de la médecine générale, estime que les médecins devraient avoir accès aux données médicales de leurs patients, notamment aux prescriptions. "En France, nous n'avons pas de réelle traçabilité des dossiers des patients, c'est un vrai problème", note-t-il.

De son côté, depuis le 1er janvier 2012, la Caisse nationale d'assurance-maladie propose une rémunération supplémentaire aux médecins conventionnés qui atteignent des objectifs de santé publique. Sur les 30 objectifs de ce "P4P" (payment for performance), deux concernent les prescriptions de benzodiazépines à demi-vie longue chez les plus de 65 ans. Sur les six premiers mois de 2012, les résultats du P4P montrent une baisse du taux de patients de plus de 65 ans sous benzodiazépine à demi-vie longue, qui passe de 13,7 % à 13,2 %. Le bénéfice peut sembler modeste, mais après six mois il est encourageant, estime l'assurance-maladie, pour laquelle il conforte une première initiative, lancée en mai 2009 : le contrat d'amélioration des pratiques individuelles (CAPI), par lequel les médecins signataires s'engageaient à tenter de remplir 15 objectifs de santé. De juillet 2009 à juillet 2010, le taux de patients sous benzodiazépine à demi-vie longue est passé de 15,7 % à 14,7 % pour les médecins signataires.

Bruno Vellas, responsable du gérontopôle du CHU de Toulouse, propose une solution des plus concrètes : "On sait que l'anxiété augmente à la tombée de la nuit, note-t-il. Faire une promenade à ce moment-là, pour ceux qui le peuvent, est plus efficace qu'un anxiolytique. Une grande campagne pour inciter à l'activité physique et au maintien d'activités sociales au cours du vieillissement serait très utile !"
Benzodiazépines : le dossier

Benzodiazépines : les pièges d'un opium du peuple

Édition abonnés Contenu exclusif

Benzodiazépines : un risque de démence accru ?
Benzodiazépines : tempête dans les cerveaux

Abonnez-vous à partir de 1 €
avatar
admin therese
Administrateur

Messages : 37060
Date d'inscription : 08/06/2011
Age : 73
Localisation : PAU

http://soutienbenzo.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum